Monte del Gozo: la joie du pèlerin de Compostelle

le Monte del Gozo

Enfin! Compostelle depuis le Mont de la Joie

Monte del Gozo, en Galice, sur le Camino francés. Vous êtes presque à Santiago! Du haut de cette colline de 368 mètres où vous vous trouvez, vous apercevez déjà les flèches de la cathédrale de Compostelle, qui ne sont plus qu’à cinq kilomètres.

Le but de votre longue pérégrination est là, enfin sous vos yeux…

Ici, des millions de pèlerins ont posé leur sac un moment pour regarder la ville, parfois les yeux embués par des larmes… de joie! « Montjoie ! Montjoie ! » criaient ceux qui parlaient français. Ce sont ces cris de joie, ces instants d’intense émotion qui sont à l’origine du nom donné à la colline : « Monte del Gozo », ce qui signifie le Mont de la Joie.

De là, les pèlerins s’élançaient ensuite en courant jusqu’à la ville. Le premier arrivé en bas était salué comme « roi » par ses compagnons, et les noms de famille tels que Roy, Leroy ou Rey en espagnol ont probablement cette coutume comme origine. D’autres, comme sainte Élisabeth de Portugal en 1324, faisaient pieds nus ce dernier tronçon du Chemin de Saint-Jacques.

À la vue de Saint-Jacques-de-Compostelle, il faut se souvenir de l’exclamation d’Aimery Picaud dans son Guide du pèlerin:

Compostelle, l’éminente ville de l’Apôtre, pleine de toutes sortes de charmes, la ville qui protège les restes mortels de saint Jacques, raison pour laquelle elle est considérée comme l’une des plus heureuses et éminentes des villes d’Espagne.

Les pèlerins entonnaient avec plus d’enthousiasme et de ferveur que jamais l’ancien et fameux « chant de Ultreia »:

Herru Sanctiagu!
Got Sanctiagu!
E ultreia, e suseia!
Deus aia nos!

Ici, en 1989, le pape Jean-Paul II a réuni plus de 500.000 jeunes pour les Journées mondiales de la jeunesse. Ce fut aussi, de l’avis des participants, un grand moment de joie. De ce rassemblement subsistent des installations permanentes, au bas de la colline, qui permettent d’héberger près de 2.000 personnes.

Beaucoup de pèlerins passent ici leur dernière nuit sur le Camino, pour profiter d’une ultime soirée entre eux et pour entrer dans la Ville au petit matin… Le Monte del Gozo a bien changé, mais l’émotion et la joie qui s’emparent du pèlerin sont toujours les mêmes. Une joie qui n’est pas sans mélange, puisque la fin du périple est très proche, ce qui appelle aussi une certaine nostalgie. Et pourtant, saint Jacques attend encore de recevoir votre visite dans sa cathédrale. Quelqu’un vous attend au bout de votre chemin, et qui sait, vous appellera au terme de ce parcours à prendre un nouveau départ

Et pour vous, lecteurs, le Monte de Gozo évoque-t-il plutôt nostalgie ou joie?

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