Bulletin Camino octobre 2013

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CAMINO

134 OCTOBRE 2013
bulletinCamino@aol.com
" Il vaut mieux suivre le bon chemin en boitant que le mauvais, d’un pas ferme " (saint Augustin).

VISITE JACQUAIRE de PARIS, avec Sophie
Martineaud. Le 27 octobre 2013, de 9h à 18h
Tarif : 16 € par personne. S’inscrire ou
s’informer : 06 89 99 34 77. Possibilité
d’organiser visites pour groupes constitués.

Après avoir parcouru ces 4 dernières années les 4 chemins historiques français au départ du Puy, Arles, Tours et Vézelay, je viens de réaliser mon projet initial en accomplissant, seul et d’une traite, le Chemin du Puy à Finisterra par Conques, Toulouse et le Somport. Il est temps, maintenant, de rendre ce que j’ai reçu et découvert tout au long de cette merveille qu’est ce Chemin :
– Chemin de Liberté et Chemin de Vérité, Chemin de Souffrance et Chemin d’Espérance, Chemin de Questions et Chemin de Réflexion, Chemin de Solitude et Chemin de Plénitude, Chemin d’Efforts loin de tout confort, Chemin sans âge et Chemin de Partage, Chemin de Fraternité et Chemin de Solidarité, Chemin enfin, de Joie, Chemin de Croix et qui sait…Chemin de Foi ?
J’imagine que nombreux sont ceux qui hésitent ou même sont dans l’impossibilité de s’aventurer seuls sur le Chemin : mal voyants, handicapés, jeunes en difficulté. Je souhaiterais leur proposer tout à la fois mon expérience et mon aide physique et morale pour leur permettre, à leur tour, de vivre cette Aventure unique.
N’hésitez pas à me contacter : gillesgarin2@orange.fr

Je voudrais répondre à Alain Quillet qui est malheureusement très déçu par le Camino Frances.
Je suis parti de Vézelay le 15 septembre 2009 pour arriver à Compostelle mi-novembre.
J’ai été tellement séduit (le mot est faible) par le chemin que je suis reparti en septembre 2011 du Puy-en-Velay pour arriver 2 mois plus tard à Compostelle.
Lors de mon 2e pèlerinage, j’avais envisagé, pour changer, de prendre le Camino del Norte ; mais mes souvenirs du Camino Frances ont été les plus forts. Je l’ai donc emprunté à nouveau.
La première fois, j’ai vécu la même expérience qu’Alain à Roncevaux (dans l’ancien gîte) : Je n’avais pas de sac de couchage et j’ai rarement eu si froid. Mais en me couvrant de tout ce qui était dans mon sac, j’ai survécu. Et puis j’avais encore la tête pleine de cette merveilleuse étape des Pyrénées, le bonheur d’être arrivé jusque là et l’impatience de découvrir le chemin espagnol.

Quelques jours plus tard, je me suis arrêté, comme Alain, à Villamayor de Monjardín, dans le gîte tenu par des Hollandais protestants. Merveilleux accueil ! J’ai fait part à Robin, l’hospitalier, de mon erreur de n’avoir pas pris de sac de couchage ; je lui ai demandé où je pourrais en acheter un sur le chemin. Avec un immense sourire il m’en a donné un… Donativo ! Vous dites avec raison qu’on ne peut y faire sa cuisine. Mais pourquoi la ferait-on ? Les hospitaliers nous ont préparé un somptueux dîner, suivi d’une belle veillée spirituelle. Le lendemain, un petit déjeuner british et des gâteaux à emporter pour le chemin ; tout cela donativo. Inutile de vous dire que lors de mon 2e chemin je m’étais fixé 2 étapes impératives : celle de Villamayor de Monjardín et celle de Burgos chez Marie-Noëlle à la Casa Emmaüs. J’y ai retrouvé le même accueil chrétien que 2 ans plus tôt. Un pur bonheur ! Merci à Robin et à ses amis dont j’ai oublié le nom et merci à Marie-Noëlle !

Vous regrettez aussi de ne pouvoir réserver, mais cela ne contribue-t-il pas à ce dépouillement qui, pendant quelques semaines, vous nettoie l’âme et le cerveau ? Les après-midis vous ont paru longues, mais il y a un rituel qui s’instaure : déjeuner, installation, lessive, quelques lignes d’écriture pour fixer les souvenirs, préparation de l’étape suivante, repos, un tour dans le patelin, et puis surtout une bière avec tous ces amis du jour et ceux des jours précédents, les courses, le dîner… Je dois avouer que les visites culturelles, en dehors des incontournables (Burgos, León …) m’étaient devenues secondaires. Ce n’était pas mon but. Quel était-il d’ailleurs ? Alain s’interroge aussi légitimement : Pourquoi marcher comme ça ? Sans grande originalité je dirais que mon but était double : Santiago (une véritable obsession) et le chemin en lui-même.
Je ne rêve maintenant que d’entreprendre un nouveau chemin. Peut-être la Plata.

Régis Menvielle

Le Chemin Vu Autrement …..
Vous avez aimé le CHEMIN DE ST-JACQUES !
Vous souhaitez le faire découvrir à votre famille, à vos proches, à vos amis

Nous vous proposons un séjour en étoile au départ du Domaine des Mathieux,
havre de paix et ressourcement au cœur du Chemin, situé dans le LOT, afin
de pouvoir partager avec vos proches cette merveilleuse aventure qu’est le
CHEMIN DE COMPOSTELLE…….
Nous sommes à votre disposition au  05 65 31 75 13
soit : info@domainedesmathieux.com
soit : www:domainedesmathieux.com

Après plusieurs mois de réflexion, nous mettons notre projet à exécution. Nous marcherons vers Compostelle le 15 mars 2014. Nous partirons de Blaregnies, près de Mons en Belgique. Nous faisons appel à d’anciens pèlerins qui auraient emprunté le chemin entre Blaregnies et
Vézelay.
Michel (67 ans) et Jeanne (64 ans)
becquet.gaie31@gmail.com

WEEK-END DE REFLEXION : « CHEMINEMENT APRES LE CHEMIN »

Pour vous qui avez aimé le Chemin de Compostelle, l’avez réalisé en partie ou en entier, COMPOSTELLE 2000 organise un Week-end de réflexion et d’échange.
Il se déroulera les samedi 16 et dimanche 17 novembre 2013 au Prieuré St-Benoît à ÉTIOLLES près d’ÉVRY (91). Dans une ambiance conviviale, il permettra de partager nos expériences et d’esquisser notre route de demain.
Nous aurons la chance d’avoir le témoignage d’une pèlerine, poétesse, Josuah Rey, auteur du savoureux recueil Mon chemin de Compostelle et celui du Frère Benoît Billot, fondateur de « la Maison de Tobie » qui nous fera part de ses riches expériences spirituelles. Si vous êtes intéressés, contactez rapidement COMPOSTELLE 2000, 26 rue de Sévigné PARIS 75004 tél : 01 43 20 71 66 site : www.compostelle.org
compostelle2000@orange.fr

Le chemin de pèlerinage vers St-Jacques de Compostelle choisi par le Conseil de l’Europe à Strasbourg a le mérite de proposer un itinéraire à la fois réel et imaginaire.

– Son succès grandissant d’année en année, amène à rechercher des parcours moins connus en plus des itinéraires existants. Mais le succès est aussi synonyme de sur-fréquentation.
Le Codex Calixtinus (Liber sancti Jacobi – livre de saint Jacques) qui daterait de 1160, comporte une présentation des chemins en France et en Espagne. Quatre grands chemins français y sont définis.
– Tous les quatre rejoignent le camino frances en Espagne, lui-même inscrit depuis 1993 sur la liste du Patrimoine mondial. Mais de nos jours la diversification des chemins est devenue partout nécessaire.
– Par exemple la Galice propose le chemin du nord (venant des Cantabriques), la via de la Plata, ancienne route romaine venue du sud, et le chemin portugais. Dans un même esprit de redécouverte, l’Association Catalane des Amis du Chemin de St-Jacques-de-Compostelle, créée en 1998 par Guy BUSCAIL (Président fondateur) a travaillé sur l’arc méditerranéen de Nice-Marseille-Montpellier-Perpignan et Barcelone afin de rejoindre Puente la Reina (Espagne) où il prend alors le nom de Camino Frances jusqu’à St-Jacques de Compostelle. Dans ce même état d’esprit, la voie Catalane, existante depuis le XIIe siècle, est le tronçon sur la voie d’Arles qui dessert Montpellier, Béziers, Narbonne et Perpignan.
– À partir de la capitale du Roussillon, on franchit les Pyrénées soit par la ville de Bourg-Madame en Cerdagne et en continuant en Espagne par les villes de Puigcerda, La Seo de Urgel et Lerida, soit par l’itinéraire N°4 « Le col du Perthus » (Panissars). Cette voie catalane continue en Espagne vers Gérone, Barcelone, le monastère de Montserrat et Lerida, terminus de la voie catalane. Le chemin de Compostelle, lui, continue par Jaca afin de rejoindre Puente la Reina où il prend le nom de Camino frances jusqu’à sa destination finale (St-Jacques de Compostelle). Depuis le XIIe siècle, notre région « Languedoc-Roussillon » était sous domination espagnole. Le traité des Pyrénées signé entre la France et l’Espagne en 1659 (350 ans) rattache définitivement cette région à la France. Situé sur l’arc Méditerranéen, notre voie catalane est donc le prolongement naturel de la voie d’Arles.
– Dès le XIIe siècle, des pèlerins célèbres l’ont emprunté, parmi eux en 1100 le Pape Pascal II (1050-1118) qui laissa lors de son passage une table d’autel gravée et signée à Arles sur Tech (P.O.) visible encore de nos jours. Le célèbre sculpteur nommé « Maître de Cabestany » qui a sillonné les Pyrénées-Orientales et les départements voisins a laissé partout la trace de son passage et surtout l’empreinte de son art.
– Saint François d’Assise, certainement le plus célèbre d’entre eux, en 1211 et 1215 à l’aller comme au retour de St-Jacques de Compostelle, créa à Perpignan le célèbre couvent des Franciscains dont la salle capitulaire existe toujours et est devenue de nos jours la galerie d’art et d’histoire du pays catalan. Il y rencontra saint Dominique, créateur de l’ordre des Dominicains. Dans la magnifique église de Collioure, un panneau du retable perpétue cette rencontre.

Guy Buscail

Dans le cadre du Millénaire des sanctuaires de Rocamadour l’association Rocamino, la Société Française des Amis de Saint-Jacques, le Centre d’Études Compostellanes et le Sanctuaire de Notre-Dame de Rocamadour vous invitent à participer aux journées compostellanes
du vendredi 1er au dimanche 3 novembre 2013.
Pour célébrer ce millénaire du pèlerinage, vous pourrez participer aux visites commentées du sanctuaire et du village, assister à la projection du film-reportage sur le pèlerinage de la réplique de la statue de la Vierge Noire de Rocamadour jusqu’à Compostelle lors de l’Année Sainte 2010.
Une cérémonie religieuse célèbrera ce jubilé des sanctuaires sous la présidence de Monseigneur Julian BARRIO, archevêque de Santiago de Compostela. Une journée de conférences consacrée à “La Vierge sur le chemin” réunira d’éminents historiens comme Isabelle Clauzel, Humbert Jacomet, Adeline Rucquoi….

Rocamadour est au carrefour de plusieurs itinéraires pédestres et culturels qui participent à redonner vie à ce grand sanctuaire médieval. Cette cité accrochée au rocher est un des Grands Sites de Midi-Pyrénées. La chapelle Notre-Dame et la crypte Sainte-Amadour sont inscrites sur la Liste du Patrimoine Mondial au titre des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France.
Renseignements et inscription auprès d’Alain ou Janine Faucon 05 65 41 50 58
rocamino.lechemin@gmail.com ou secretariat@compostelle.asso.fr
http://rocamadour-compostelle.blog.pelerin.info/

http://www.compostelle.asso.fr/

L’ASSOCIATION LEGUEVIN SAINT JACQUES
organise un programme de randonnées "Découverte du Chemin"

Vendredi 8 novembre 2013 : LEGUEVIN L’ISLE JOURDAIN : aller et retour :
Journée avec repas au restaurant à L’ISLE JOURDAIN,
Départ à 8h45, salle polyvalente arrivée vers 12h30. Menu du jour 12€
RETOUR en train à 15h46 pour être à 16h en gare de Brax ou retour à pied par PUJAUDRAN vers 17h30-18h
Samedi 30 novembre 2013 : RALLYE "VISITE de TOULOUSE" avec la conférencière Ch. JIMENEZ à la découverte des monuments jacquaires " HOTEL DIEU ST Jacques et basilique St SERNIN
RDV départ à 13h 30 gare de BRAX LEGUEVIN pour TOULOUSE à 13h51 et RV à 14h30 à ST SERNIN.
puis
retour à 17h39 pour Léguevin à 18h01 (BRAX – LEGUEVIN )
INSCRIPTION : 06 10 58 16 10 ou à Marie-José 05 61 71 35 51 ou Jean Claude 05 61 86 91 65

Bonjour, si le coeur vous en dit… un petit topo sur la voie de Bayonne

Honnêtement, je n’ai pas fait le Camino Francès. Et si je devais le faire, ce serait vraiment hors saison. Par contre j’ai effectué l’an passé el Camino del Norte et la Ruta Xacobea Santiago – Fisterra – Muxia.

Cette année j’ai effectué la Vía de Baiona ou Camino Vasco del Interior, un chemin direct de Bayonne à Burgos (je n’ai pas pris la déviation par la Rioja et donc ce n’est qu’à mon arrivée à Burgos que j’ai croisé le flot des pèlerins du Francès).
Ce chemin d’une dizaine de jours de marche a la réputation d’être dur et très mal indiqué. Je dirai qu’il est en fait exigeant et que pour le reste, il s’est amélioré. Certes ce n’est pas ce que j’ai vu du Camino Francès (de Mellide à Santiago) où à mon sens ne manque plus qu’une ligne jaune peinte sur le sol… mais passons.

Au niveau physique, ce Camino Vasco del Interior n’est pas si dur qu’on le dit. Certes si on se refuse à suivre la vallée del Oca jusqu’à Zegama, il n’y a que de la montagne jusqu’au franchissement de la sierra de l’Aizkorri par le mythique tunnel de San Adrian. Mais qu’elle est belle cette montagne ! D’ailleurs c’est surtout l’ascension vers le tunnel qui est le passage le plus éprouvant physiquement.

Moralement, ce chemin peut paraître très difficile pour celles et ceux qui n’ont pas de notions de castillan et d’euskera. Car une fois quittée la Gipuzkoa, par ce fameux tunnel, bienvenue en Araba ! Et en Araba (Ndlr : Alava), où que vous soyez, la population ne parle dans la rue, les cafés etc… qu’en euskera ! Évidement ils vous répondent quand vous les abordez en castillan, mais connaître quelques mots et formules d’euskera est bienvenu surtout que beaucoup de bars ont des obédiences : l’un est ouvertement ETA, l’autre ouvertement SORTU et ainsi de suite. Mais vous savez, avec mes quelques mots et phrases, je m’en suis sorti et j’ai eu de franches rigolades. Je me suis même fait offrir des verres dans un bar où c’était d’abord assez mal parti !!! Et puis j’ai quelques secrets maison (chut !).

Moralement difficile peut-être aussi car nous sommes peu nombreux sur ce chemin. Je n’ai croisé que 5 pèlerins entre Irún et Burgos. Deux Français, deux jeunes Basques espagnols et leur jeune chienne, un Castillan. Et je n’aurai marché qu’une journée accompagné, par ce dernier. Bref, des soirées en solitaires parfois et qui peuvent se succéder.

C’est pourquoi c’est pour moi un chemin où des notions linguistiques sont essentielles. Exigeant, ce chemin l’est surtout à mon sens par l’ensemble des paramètres à prendre en compte pour ne pas se retrouver le bec dans l’eau sans endroit où dormir, sans rien à manger ou à boire. Dans la traversée de la Gipuzkoa, tout va bien, les pensiones peuvent compenser la carence relative en albergues. Mais pour la traversée de l’Araba et ensuite de la Bureba en Castilla y Léon, c’est autre chose… Les auberges sont souvent éloignées de 20 à 30 km sans autres établissements entre les deux, et sur la route, parfois pas de bar, pas de restaurant (ou alors quand il existe un, il est fermé lors de votre passage). Bref, c’est un chemin où il faut prévoir sa route sans surestimer son effort, prévoirson eau (parfois une seule fontaine sur 30 km), prévoir de quoi se restaurer sur la route. Et à l’arrivée, reconstituer ses réserves pour le lendemain, repérer où l’on va pouvoir se restaurer le soir même et s’il est possible le lendemain d’avoir quelque part un petit-déjeuner (car ce n’est pas gagné partout). Mais c’est un superbe chemin, très propre (car peu usité sans doute) et d’un calme ! Le bonheur.

Pour information, une nouvelle auberge a ouvert à Quintanaves en février dernier. D’ailleurs question auberge, je signale aussi que l’auberge de jeunesse de Gastéiz (Vitoria) a fermé, mais l’auberge de la cathédrale a rouvert (prix pèlerin 10€). Alors venez sur ce chemin, vous verrez, il est magnifique car outre le tunnel de San Adrian, il y a aussi les deux cathédrales de Gastéiz, le défilé de Pancorbo, Monasterio de Rodilla… et j’en passe.


Stéphane

EXCEPTIONNLEL !!! À NE PAS MANQUER (à Vendôme, Loir-et-Cher)
Mon pèlerinage à pieds « Les 88 temples » à Shikoku au JAPON
Diaporama par Jacques Colas Samedi 26 octobre 2013 à 20 h 30
Salle de quartier du Temple Rue Jacqueline Auriol – VENDÔME(41, Loir et Cher)
(Entrée gratuite)

Nous vous invitons à assister au colloque International “Les Vierges Noires” les 19 et 20 octobre 2013 qui se tient à Rocamadour (46) dans le cadre des cérémonies du millénaire des sanctuaires.

Ce colloque réunit de nombreux universitaires et a le soutien de la ville de Rocamadour et du conseil régional Midi-Pyrénées. Telle une idole, étrange et hiératique, la Vierge Noire de Rocamadour trône au coeur d’une chapelle encombrée d’ex-votos, accumulés autour d’elle au cours des siècles. Les Vierges Noires, conservées dans le sud de la France, ne sont que les vestiges d’un culte beaucoup plus répandu qui a eu à subir les outrages du temps, mais aussi les destructions des Guerres de Religion et de la Révolution.

Sous la direction de Sophie Cassagnes-Brouquet (Université Toulouse II le Mirail), le colloque explorera la question des Vierges en majesté, la diffusion du culte marial à Rocamadour et ailleurs durant le Moyen Age, et leurs dimensions artistiques, humaines et l’imaginaire qui les entoure.

Avec Michelle Fournié, Miri Rubin, Marlène Albert-LLorca, René Souriac, Pierre Gilles-Girault, Nicolas Bru…

Pour des informations complémentaires : patrimoine-vallee-dordogne@wanadoo.fr 05 65 33 81 36

Comment lutter contre la dépression post camino ?

D’abord, l’homme n’est pas fait pour vivre sur les hauts sommets. Ceux qui font le Mont Blanc ou les plus de 8000 mètres redescendent aussitôt. L’arrivée à Saint-Jacques, c’est votre sommet. Il faut revenir à la vraie vie. Avec, peut-être, la nostalgie d’avoir entrevu l’éternité. Y entrer ce sera pour plus tard. J’ai connu cela, moi aussi. Mais je suis redescendu car ma vie n’est pas là-bas, mais ici avec les miens.

Pour éviter la dépression post camino, un seul remède : faire le retour à pied. Ceux qui l’ont fait racontent qu’au retour, ils ont rembobiné ce qu’ils avaient débobiné à l’aller. À l’aller, tendus vers le but, le sanctuaire de Saint-Jacques, ils avaient connu la même tension mais cette fois en marchant vers leur épouse, leur famille, leur retour à la vie. Un pèlerin belge qui a fait le retour à pied, racontait combien les derniers jours, près du but, il était impatient de retrouver son épouse, et s’il s’était imposé de terminer à pied en résistant à la tentation de prendre le train pour la retrouver plus vite. Mais quelles retrouvailles, dans l’émotion d’une première fois !

On me dit : il faut avoir le temps. Mais qui vous oblige à faire 1600 km pour aller à Saint-Jacques. Il y a de nombreux sanctuaires en France. Vous pouvez fort bien faire l’aller et retour d’Orléans à Saint-Gilles du Gard : 1400 km, la même distance que l’aller à Compostelle. Croire qu’il n’y a de salut qu’à Compostelle est une erreur. C’est le chemin qui fait le pèlerin, et le sanctuaire qui donne son sens à la route. Peu importe le chemin s’il y a une église au bout. Le pèlerin médiéval partait de chez lui et rentrait chez lui, à pied et il ne traînait pas en chemin : l’archevêque de Rouen, Eudes Rigaud, imposait de faire le pèlerinage aller et retour en 2 mois de Rouen à Compostelle, soit 60 km/jour. Mais, rentrer en bus, en train ou en avion, c’est prendre une douche écossaise.

Pour éviter la dépression post camino, il faut commencer le retour à pied. Il faut au moins faire une centaine de kilomètres vers chez soi pour se préparer à rentrer, pour se mettre dans l’état d’esprit du retour. Il faut avertir ceux qui partent.

marcelgirault@yahoo.fr

Votre bulletin Camino : c’est presque 20 000 abonnés sur 5 continents…
Associations vous voulez communiquer une manifestation jacquaire dans votre région ?
Envoyer 2 mois avant la date de votre manifestation, un texte court à Camino, c’est gratuit… et vous communiquerez vers un large public.

En 2002, je suis partie pour « mon premier chemin » du village de l’Essonne où j’habitais jusqu’à Santiago par la voie de Tours et le camino Francès. À ce moment-là j’étais loin de penser qu’un virus allait me contaminer et me faire parcourir la France, l’Espagne et le Portugal de long en large avec toujours le même but : Santiago.
Aujourd’hui sans abandonner Saint-Jacques (je suis rentrée de la voie du Portugal début juin et repars fin septembre sur la voie de Rocamadour), je pense à un autre pèlerinage, beaucoup plus éloigné celui-là : le « Compostelle japonais » autour de l’île de Shikoku au Japon… j’ai bien sûr lu le livre de Léo Gantelet mais c’est un peu juste pour me lancer… Alors si vous y êtes allé, j’attends vos témoignages ou mieux encore, si vous pensez y aller nous pourrions peut-être le faire ensemble !
Véronique, 06 81 00 86 51 chamarluke@orange.fr

« Les enfants de Saint-Jacques 2013 » sur YouTube

Pour la deuxième année, Cassandre et Victor ont repris le chemin de Saint-Jacques pendant les vacances scolaires du mois d’avril. Avec leurs grands-parents, ils chemineront de Conques jusqu’à Moissac.
Les enfants toujours de bonne humeur marcheront avec une incroyable joie de vivre et de partage avec leurs grands-parents. Ils ont grandi et ils portent cette année leurs sacs à dos, les étapes sont un peu plus longues mais cela ne change rien à leur enthousiasme. Ils marchent d’un pas guilleret, inventent des chansons et leurs mines réjouies ne laissent personne indifférent. Nous remercions tous ceux qui nous ont apporté leurs témoignages lors du 1er film « Le chemin de Saint-Jacques vu par Cassandre et Victor ». Nous avons mis en ligne la suite : « Les enfants de Saint-Jacques 2013 » sur YouTube.
Nous
remercions tous ceux et celles qui nous ont accueillis chaleureusement sur ce magnifique chemin de Saint-Jacques. Ce chemin, parfois critiqué, reste un endroit unique pour relier les hommes aux hommes et donner du sens à la vie. Nous avons partagé des moments fantastiques, c’est ce qui nous donne l’envie de les partager avec vous. Ultreïa !
Daniel et Arlette
dborza1375@gmail.com

Lepère éditions, 13 Le Bourg, 27270 Grand-Camp, www.lepere-editions.com

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