Bulletin Camino janvier 2013

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CAMINO

125 JANVIER 2013
bulletinCamino@aol.com
" Il vaut mieux suivre le bon chemin en boitant que le mauvais, d’un pas ferme " (saint Augustin).

Je commence à préparer le trajet suivant pour un départ au printemps : Granada, Cordoba, Mérida (via de la Plata jusqu’à Salamanca déjà fait), puis rallier le Portugal. Nous avons déjà fait Faro – Lisbonne – Santiago et recherchons une voie plus à l’intérieur des terres et longeant la frontière vers Santiago. Toute info sur la doc, les chemins,
hébergements… nous serait bien utile. Merci à tous.

Alain Witrand de Toulon, 06 70 76 06 38 alwitrand@neuf.fr

Saint-Sauvant (Vienne, voie de Tours, 40 km au sud de Poitiers) : à partir de mars, nous recherchons des hospitaliers pour tenir pendant deux semaines consécutives un refuge jacquaire. Vous pouvez adresser vos propositions de services à cette adresse : tranquilles@orange.fr

 

Voilà 2013 ! Vous avez été nombreux à envoyer une cyber-carte à votre bulletin préféré (à en juger par les très nombreux nouveaux abonnés, le bouche à oreille fait merveille durant les fêtes !) et nous n’avons pu répondre à tout le monde (près de 250 cartes !). Merci à tous pour vos marques d’amitiés et de bons voeux.
Alors que les festivités de Noël sont encore proches, les crèches sans doute pas encore totalement rangées, puisque les rois mages sont arrivés le week-end dernier pour la fête de l’épiphanie, la météo sur la France et l’Europe est encore hivernale et il n’est pas encore question pour nous de mettre le nez dehors. Cependant, dès la fin janvier, les journées sont un tout petit peu plus longues, la nuit se décale lentement vers le début de soirée, et aux premiers rayons de soleil les oiseaux chantent de nouveau timidement.
Que vous souhaiter ?
Bien sûr et en priorité la santé pour tous, pour les jeunes, les moins jeunes, les familles… Avouons-le, le reste est « du bonus ». Tout de même nous vous souhaitons de nouveaux chemins, des découvertes de nouveaux paysages, de belles rencontre amicales entre pèlerins et hospitaliers bénévoles (remercions-les ici, car un pèlerin qui entre seul dans un gîte froid s’ennuie très vite !) et surtout de nouveaux horizons dégagés et accueillants. Les chemins sont nombreux, via de la Plata, les chemins du Tro Breiz en Bretagne, la via Francigena, les chemins du Piémont Pyrénéen, les chemins des châteaux cathares… « L’autoroute par là-bas ne bouchonne pas ! »
À tous ceux qui ont souhaité poursuivre le chemin sans Camino (mais qui vont très vite se connecter sur le site de votre bulletin Camino pour lire ce que nous écrivons), nous nous permettons de leur adresser cette citation de Saint Augustin : « Il vaut mieux suivre le bon chemin en boitant que le mauvais, d’un pas ferme ».
Bonne année à tous !
François Lepère

À vendre à Livinhac-le-Haut (chemin du Puy), bourg tous services : grande propriété de charme : gîte d’accueil pèlerin (13 places) ; habitation ; dépendances ; parc et jardin. Restauration à terminer. Belles possibilités de développement.
Tél. : 06 16 70 61 38 ou envoyer mail à therese.wiart@wanadoo.fr
Gite déjà référencé dans tous les bons guides vers Compostelle

!! Attention guides offerts !! : Pour vous prouver la très grande qualité de leurs guides, les éditions Lepère vous offrent (dans le n° 127 de mars 2013) la nouveauté de 2013… le Chemin du Piémont Pyrénéen
RDV dans le n° 127 de mars 2013… À bientôt donc !!

Bonsoir chers amis du chemin,
Merci de m’envoyer régulièrement le bulletin. Je le lis très attentivement. Il me remet dans de très bons souvenirs. Et j’ai toujours envie de repartir. J’ai fait plusieurs fois le chemin de Compostelle depuis 2002. Aujourd’hui, je cherche une association jacquaire qui pourrait me proposer de marcher sur des chemins anciens, voies qui ne sont guère empruntées aujourd’hui. Il me semble avoir lu l’année dernière dans votre bulletin une information sur la réouverture d’un ancien chemin. Je voudrais en retrouver la trace, ayant malheureusement perdu les coordonnées. Si vous pouvez m’aider, vous en êtes remerciés. Et si vous ne trouvez rien, vous en êtes remerciés… pour votre recherche.
En 2013, je vais marcher à partir de Figeac pour la Vallée du Célé. Mais je souhaite prolonger. Soit, partir avant (mais d’où ?), soit prolonger après (mais pour arriver d’où ?). Est-il possible de m’aider dans cette démarche ?
Amitiés jacquaires.

Madeleine GREINER, madeleine21@numericable.fr

UNE SESSION DE PREPARATION À L’HOSPITALITE
La Commission HOSPITALITÉ de l’Association Rhône-Alpes des Amis de St-Jacques organise comme chaque année une session de préparation à l’Hospitalité. Cette session se déroulera au Puy-en-Velay (Relais du pèlerin St-Jacques pour l’hébergement) les 3, 4 et 5 avril 2013.
Elle est ouverte à tous ceux qui souhaitent être hospitaliers pour la première fois (obligatoire pour les personnes qui seront hospitaliers pour la première fois, au Puy-en-Velay). Cette formation est « reconnue » par « l’Association des Hospitaliers Volontaires d’Espagne ». Le prix demandé à chaque participant pour suivre cette session est de 35 euros pour les adhérents de l’Association Rhône-Alpes des Amis de St-Jacques ; 45 euros pour les autres participants (repas, location de salles, visites etc…). Pour en savoir plus ou vous inscrire à la session de préparation à l’hospitalité :
Alain Barbault, 41 rue du Perthuis, 42220 St-Sauveur-en-Rue, tél. : 09 54 59 10 87 / 06 32 12 71 74
alain.barbault@free.fr

Pourquoi prendre le chemin ?
Je pense qu’il y a de multiples raisons à cela qui ne tiennent ni à l’âge ni à la condition sociale et encore moins à la croyance. Il vient un temps, je crois, où l’on a besoin de s’asseoir sur le bord du chemin et de chausser ses chaussures de patience. Il n’est pas nécessaire ni utile de prendre un chemin dans la précipitation. L’impatience, la volonté ou le désir de tout savoir, de tout acquérir : connaissance, réponses, sagesse… sont futilité. Cependant, il faut se soumettre à son intuition que le temps est venu de faire le point.
– Certains partent avec tout ce qu’il faut pour marcher vite, faire le plus de km possible en un minimum de temps possible. C’est une approche qui en vaut une autre, mais qui satisfait l’ego et le côté exploit, qui a sa valeur, mais ne touche que les muscles et le cerveau et non l’âme elle-même. Encore n’en suis-je pas aussi certain.
– Mais la recherche personnelle est plus liée à la volonté de retrouver la santé pour quelqu’un, l’amour pour soi-même, comme ces docteurs africains qui peuvent ramener à la maison l’amour de sa vie ; elle est assimilable à l’apaisement de l’ego.
-D’autres encore, en rupture la plupart du temps avec leur famille pour cause de séparation, de divorce, de rejet, recherchent des relations basées sur les mêmes valeurs d’essentiel : le boire, le dormir, le manger, le parler. Je pense que ces nécessités sont dans l’ordre. Ils ont besoin d’un contact fondé sur des valeurs communes à tous. Loin du
paraître, ils cherchent l’être chez l’autre mais aussi en eux-mêmes. Ils souhaitent s’écarter du paraître pour aller chaleureusement et fraternellement vers les autres et les accueillir de la même façon. C’est aussi peut-être une façon terrible de cacher une solitude morale douloureuse.
– Il y a aussi ceux qui tentent de regarder enfin les cicatrices que la vie n’aura pas manquer de leur laisser. Ils sont plus sereins, calmes. Ils voient le paysage autour d’eux, se sentent plus allégés aussi et constatent aussi que les souffrances passées sont guéries, que les plaies sont refermées aussi profondes soient-elles.
– Enfin, ceux qui ont une recherche spirituelle sont plus complexes à saisir. J’ai pu voir des livres d’or remplis de paragraphes sur des vrais pèlerins. « Un vrai pèlerin » qui avait accompli jusqu’à 15 fois le chemin alors que d’autres ne l’avaient fait qu’une fois.


Que peut donc être cette recherche spirituelle si importante pour qu’elle puisse appeler n’importe qui à prendre ses godillots et son bâton pour aller à Saint-Jacques ? Celui qui a fait 15 fois le chemin est-il devenu plus sage pour autant ou n’est-il qu’un collectionneur de compostelas ? Une fois suffit-elle à devenir plus sage ? Il est des livres que l’on redécouvre après les avoir lus des années auparavant. Il en est de même des chemins, du même chemin que l’on reprend. Il faut parfois changer de périodes pendant l’année pour que la couleur du feuillage change et que les émotions soient différentes. Il m’est arrivé parfois de rester béat devant un paysage comme un gloria qui montait du plus profond de moi-même et de me dire que j’avais une chance inouïe de me trouver là. Il y a aussi l’impression que quelqu’un d’autre marche auprès de moi ou que des présences se font sentir. Les pas, la sueur, la souffrance mais aussi la joie, l’allégresse de ces millions de pèlerins qui sont passés avant doivent imprégner chaque pierre du sentier. C’est alors que l’on ne prend pas le chemin mais que le chemin nous prend. En mai dernier, un prêtre qui officiait lors de la messe des pèlerins à St-Jacques se demandait pourquoi hommes et femmes prenaient le chemin, pourquoi ils avaient décidé de quitter leur foyer, leurs amis, leur confort pour connaître la souffrance, la soif, la solitude dans l’effort. Il disait que c’était pour rencontrer Maître Jacques et « al final dal final », rencontrer Dieu et soi-même.


Franck Besombes

Une pèlerine a eu quelques soucis avec un hospitalier de Miramont-Sensacq. Nous avons eu les mêmes difficultés, et peu s’en est fallu que nous fussions refoulés. J’ai adopté l’attitude du roseau de La Fontaine, plions et ne rompons pas, j’ai écouté sans sourciller un discours totalement stupide sur je ne sais plus quoi et après un round d’observation, nous avons pu dormir. Il paraît que le monsieur est un ancien tout petit gradé de l’armée et que si, à son avis, un cheveu dépasse, cela lui suffit pour refuser l’accès au refuge. Il convient donc de faire une mise en garde aux pèlerins si des cas analogues se présentent. Bien à vous.

J.L. Luche, luche.jeanlouis@orange.fr

Café camino : présentation du thème avec projection multimédia, puis échanges sur le thème pendant une heure.
Première séance le 15 janvier : Chemins de Compostelle, chemins traditionnels et chemins contemporains.
Deuxième séance le 12 février : Présence jacquaire dans la Cathédrale de Chartres, parcours des pèlerins à Chartres.
Troisième séance le 19 mars : Le pèlerin traditionnel, le pèlerin moderne.
Lieu : le café Serpente, place de la Cathédrale, Chartres (28, Eure et Loir) à 18h
Renseignements complémentaires sur notre site : http://www.compostelle28.org/

Bonjour à tous,
Je viens de lire « mon » Camino avec le même intérêt qu’à ses débuts en plus en plus diversifié : annonces immobilières, appels à retrouver un beau souvenir, récits émouvants…
Helmut est un bienheureux et la personne qui l’a accompagné jusque là finira sans doute ce chemin pour lui, un jour. Quel beau souvenir cela sera, j’imagine… Je viens ajouter mon grain de sel aujourd’hui car l’esprit « cheminant » se soustrait de plus en plus au communautarisme et c’est tant mieux. Par les temps qui courent, l’humanisme et la tolérance doivent prévaloir sur toute autre singularité, fut-elle religieuse, ce faisant, je m’adresse à ceux qui reçoivent (à hue et à dia) dans un « esprit chrétien ».
Est-il besoin de se justifier ? Cela devrait se voir non ? Humilité, simplicité, discrétion, modestie… Enfin, je croyais. Ce prosélytisme ressemble comme un frère à un argument commercial et je ne vois qu’une chose :
« Venez chez nous, on est chrétien et on pratique le donativo, malgré tout ! » Il se trouve qu’après avoir été une catholique fervente j’ai rencontré, sur le tard, l’agnostique qui dormait au fond de moi. Pourtant je l’avoue, la providence fut bien présente sur le chemin et chaque fois quand je n’y croyais plus ! La surabondance de prières jamais entendues toute ma vie, m’ont amenée à cette évidence : Dieu n’attend de moi que ce que je peux donner. Pas de génuflexions douloureuses, ni de chapelets égrainés comme autant de moutons pour m’endormir ! « Trouve-moi si tu peux, là où tu crois que je suis ! » C’est le seul appel que je suis capable d’entendre, malgré ma surdité.
En retour, il fera ce qu’il pourra, quand il aura le temps ! En ce moment, il doit être débordé parce qu’il ne fait pas grand-chose pour les Syriens… Si, une injonction : « Aide-toi, le ciel t’aidera ». Lorsque je regarde le ciel, je ne peux m’empêcher de remercier les étoiles de tout ce que j’ai reçu… mais aussi de ce que j’ai souffert. Cela m’aura au moins appris la tolérance et le pardon. Mes voisins sont chrétiens, musulmans, juifs ou bouddhistes, on s’aime comme on vit mais toujours dans le respect de l’autre, dans son authenticité !
Quand je chemine, si je m’arrête dans un « gîte chrétien », c’est que mon corps m’a dit simplement : c’est l’heure de te reposer.
J’ai fait le chemin « à vue » sans réserver, et ceux qui m’ont accueillie parfois un jour d’orage n’avaient pas pignon sur rue. Cela est plus facile que l’on croit. « Donativo » est un mode d’échange qui ne s’associe pas uniquement à « l’esprit chrétien ». Des gens m’ont reçue comme un « prélat ». La prière n’était pas servie en entrée ni au dessert. Les récits au coin du feu remplacèrent les complies, mais la chaleur humaine et l’intérêt portés à ma démarche m’ont convaincue de poursuivre mon chemin, parfois même malgré moi ! Et je revois encore cette petite dame très vieille, appuyée sur le montant de sa porte, toute courbée, qui m’a dit : « Oh ! Si comme vous êtes, vous avez fait le chemin, c’est que le Bon Dieu vous aime bien ! »
Aujourd’hui, je veux bien le croire !
nicole.veron@free.fr

La Commission hospitalité de l’Association Rhône-Alpes des Amis de Saint-Jacques recherche des hospitaliers bénévoles pour le Relais Pèlerin Saint-Jacques du Puy-en-Velay, du 6 avril 2013 au 15 octobre 2013. Le gîte accueille les pèlerins pour la nuitée et le petit-déjeuner ; un espace repas permet aux pèlerins de prendre ensemble un dîner tiré du sac (possibilité pour les pèlerins de réchauffer, mais pas de cuisiner). Les fonctions des hospitaliers sont donc l’accueil, l’écoute, l’échange, l’entretien des locaux, le service du petit-déjeuner. Les équipes d’hospitaliers (composées de 2, 3 ou 4 hospitaliers selon les périodes) se relaient tous les 15 jours (voire tous les 8 jours) ; le service se prend le vendredi matin (arrivée le jeudi après-midi) et se termine le jeudi soir (départ le vendredi fin de matinée)
Contacter : Françoise Margelidon, Le Bancet, 42410 Pelussin, tél : 04 74 87 64 69 sarassone@yahoo.fr

Chartres. Jacques Chevallet nous a quittés en août dernier. Il laissera une forte empreinte dans le milieu jacquaire ou depuis plus de 10 ans il a oeuvré pour l’Esprit du Chemin comme il aimait le dire. Il a fondé l’association des amis de saint Jacques d’Eure-et-Loir qui se consacre à l’accueil et à l’aide des pèlerins sincères qui passent à Chartres et en Eure-et-Loir. Beaucoup de pèlerins se souviennent avec émotion de sa capacité d’accueil, de partage, de rencontre et de soutien qu’il distribuait généreusement à ceux qui le souhaitaient.
Notre association continuera ses actions dans le chemin qu’il a tracé. Il a fait partie des fondateurs de l’Union Jacquaire en 2000 qui est devenue quelques années après la FFACC avec pour but principal de regrouper et surtout de travailler dans un esprit très ouvert avec toutes les associations jacquaires qui le souhaitent.
Michel, Président par intérim de l’association des amis de St-Jacques en Eure-et-Loir.

La police espagnole retrouve par miracle le Codex Calixtinus (le 7 juillet 2012)
Cela a tout l’air d’un miracle. À l’intérieur d’un vieux carton, jeté au milieu d’un garage empli de détritus, dans un sac en plastique déchiré, apparaît la reliure d’un manuscrit. La photo, prise par la police nationale, a de quoi surprendre, s’agissant du Codex Calixtinus, ou « Livre de Saint-Jacques », un manuscrit historique, artistique et religieux du XIIe siècle d’une valeur inestimable selon les experts.
Près d’un an jour pour jour après qu’il a été dérobé dans la cathédrale de Saint-Jacques-de-Compostelle, ce joyau du patrimoine culturel de l’Espagne a été retrouvé, mercredi 4 juillet, dans la propriété d’un électricien, ancien employé de la cathédrale durant vingt-cinq ans, à seulement 5 kilomètres de la célèbre cité galicienne.
Malgré le peu de soin avec lequel il était gardé, le livre, considéré comme le premier guide de voyage de l’histoire – il décrit le chemin de Compostelle avec un luxe d’informations sur l’emplacement des églises, les sources d’eau potable, les coutumes locales et l’aspect des habitants – serait en parfait état, selon la brigade du patrimoine historique de la police.
L’électricien suspecté du vol, Manuel Fernandez Castineiras, avait été arrêté la veille, avec sa femme, son fils et la petite amie de ce dernier. À son domicile, la police a trouvé 1,2 million d’euros en espèces, des clefs des dépendances de la cathédrale et d’autres manuscrits et objets disparus, dont un précieux livre d’heures.
L’homme ne travaillait plus pour la cathédrale depuis plus d’un an, après qu’il eut été remercié pour des motifs à éclaircir. Selon le ministère de l’intérieur, il aurait falsifié un contrat pour se présenter comme un employé fixe de la cathédrale, alors qu’il travaillait à son compte. Mais il pourrait aussi avoir été suspecté par les religieux du vol des offrandes des fidèles lors des messes.


"JUGEMENTS TÉMÉRAIRES"
Selon le délégué du gouvernement en Galice, c’est pour se venger de ce licenciement, et parce qu’il réclamait 40 000 euros aux religieux pour des travaux non payés, que l’électricien aurait dérobé le précieux Codex.
À moins que des motifs plus personnels ne soient aussi entrés en ligne de compte, comme le sous-entend le journal El País, qui affirme qu’entre l’électricien d’une soixantaine d’années et le religieux octogénaire chargé de garder le Codex s’était nouée « une étroite relation personnelle », jusqu’à ce qu’une mésentente en
fasse « des ennemis à vie ».
Le mystère demeure aussi sur la provenance de l’argent trouvé chez le principal suspect. D’autres trésors dérobés seraient-ils perdus dans la nature ?
À l’époque, le forfait avait tourné au scandale, le coffre, situé à l’abri des regards et rarement présenté au public, n’ayant pas été forcé. Selon la presse, les clefs se trouvaient même posées dessus. Aucune effraction n’avait été commise, aucune caméra de sécurité n’était installée dans la salle et le manuscrit n’était pas assuré. L’église avait même été incapable de donner la date de la disparition du Codex, constatée le 5 juillet
2011, après cinq jours durant lesquels personne n’avait vérifié sa présence.
La négligence des religieux chargés de garder ce trésor – qui avait été estimé à un milliard de pesetas en 1990 (6 millions d’euros) – avait alors été pointée du doigt. Tout comme les déclarations douteuses, omissions et autres obstacles que certains ecclésiastiques avaient semés durant l’enquête.
« Si je suspecte quelqu’un, je ne le dis pas. Parce que c’est pécher de porter des jugements téméraire », avait ainsi déclaré, peu de temps après le vol énigmatique, le religieux chargé du Codex, avant d’assurer plus tard que le manuscrit n’avait pas quitté la Galice.
Vendredi, une fois les analyses terminées, le manuscrit devrait retrouver sa place dans la cathédrale. Mieux protégé, à n’en pas douter. (Ndlr : eh bien… on l’espère fortement !)
Sandrine Morel

L’association Sur les chemin de Compostelle (Rouen- Chartres) vous informe qu’elle a pris son bâton de pèlerin pour la mise en place des itinéraires historiques Londres – Newhaven (en étude) Dieppe – Rouen – Évreux – Dreux – Chartres – Tours – Compostelle. Un autre itinéraire part de Bruges vers Amiens, Rouen, Évreux, Dreux, Chartres, Tours, Compostelle.
Elle organise une réunion publique :
Les samedis 2 mars – 6 avril – 4 mai – 1er juin 2013 de 10h à 12h, maison de quartier « Jardin des Plantes », 114 bis avenue des Martyrs de la Résistance, 76100 Rouen.
Êtes-vous en instance de départ sur les chemins de Compostelle ? Désirez-vous rencontrer d’autres jacquets ? Les chemins de Compostelle sont-ils une réponse aux aspirations des femmes et hommes d’aujourd’hui ?
Contact : mifiquet@laposte.net, Compostelle.276@orange.fr, www.rouen-histoire.com

SUR LE CHEMIN DE VEZELAY… un témoignage :
« EN CHEMIN, DE VEZELAY À RONCEVAUX », est le journal d’un chemin en même temps que celui d’un cheminement. D’abord le temps de la marche avec ses petits riens et ses grandes surprises :
notations sur l’air du temps, la couleur du chemin, l’appel si gai des rencontres. Puis le temps du retour sur le jour vécu… Une page nouvelle s’ouvre, et avec elle le plaisir de méditer quelque question du jour ou de savourer, encore et autrement, la richesse du chemin. Revoir la journée par l’écriture, c’est renouer le fil des mots, des gestes, des rencontres. C’est aussi étirer les heures, agrandir les paysages et rejoindre, chaque jour, l’âme si particulière du chemin. Le chemin s’accomplit en même temps qu’il accomplit, et le cheminement alors prolonge la marche…
Retrouvez des extraits sur http://enchemin.hautetfort.com/
EN CHEMIN, DE VEZELAY À RONCEVAUX, 150 pages, format 15x21cm, est disponible sur
commande au prix de 15 €. FRAIS DE PORT OFFERTS.
Pour commander : Flore Pannetier, 19 rue des Frères Nicolle, 76000 ROUEN, Tel : 06 13 13 62 81
contact : flore.pannetier@wanadoo.fr

Le chemin de Santiago jusque Fisterra
Les pèlerins qui sont allés au Cap Finisterre (Cabo Fisterra) à pied en passant par Negreira, Olveiroa, Muxia et Fisterra se souviendront de l’étape Fisterra – Muxia et du passage à gué du rio Castro. Quand nous sommes arrivés en septembre 2008 à Lires, même si nous avions été informés, j’ai eu une hésitation : je vois une flèche sur une pierre dans l’eau, c’était bien là qu’il fallait passer ! Les pierres sont glissantes (nous avons été témoins d’une chute dans l’eau avec des conséquences). Je suis passée avec l’aide de mon mari ; toute seule avec le sac au dos ce n’était pas possible. En temps de forte pluie ou au printemps, les eaux doivent être plus importantes et le niveau plus élevé, cela est encore plus difficile et dangereux. En tant que simple pèlerine, mais responsable des sentiers dans une zone du Nord de la France, il était de mon devoir d’intervenir. En coopération avec l’hospitalero de l’albergue municipale de Muxia, nous nous sommes manifestés auprès des communes de Cea, Lires et Muxia « courriers, interventions etc… ».
Cette année, venant du chemin du Nord et du chemin primitivo, j’en ai profité pour me rendre à Muxia et sur place au rio Castro en compagnie de l’hospitalero. Quelle joie et quel bonheur : un magnifique pont en pierre a été fait, large, long : plus de soucis ni de danger pour passer la rivière et une bonne chose aussi, les pierres sont toujours là.
Les jeunes et les pèlerins les plus sportifs pourront toujours emprunter ce passage. Merci à l’hospitalero de l’albergue de Muxia, aux communes de Cea, Lires et Muxia. Il y aura en 2013 une nouvelle albergue sur cette étape de 30 km qui permettra de couper l’étape en deux. BON CAMINO

Julienne, julienne.lor@orange.fr

Lepère éditions, 13 Le Bourg, 27270 Grand-Camp, www.lepere-editions.com

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