Bulletin Camino février 2013

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CAMINO

126 FEVRIER 2013
bulletinCamino@aol.com
" Il vaut mieux suivre le bon chemin en boitant que le mauvais, d’un pas ferme " (saint Augustin).

Les Amis de St Jacques en Bourbonnais (www.amissaint-jacques-en-bourbonnais.net ) cherchent pour le Gîte St Benoit à Chantelle (03) sur le GR 300 (45 km sud ouest de Moulins): à partir du 17 mai jusqu’à mi octobre, des hospitaliers pour 1 ou 2 semaines (du vendredi après midi au samedi de la semaine suivante). Pour tous renseignements et inscriptions contacter : Simone Serra
lescailles@gmail.com

Le Salon des nouvelles randonnées à Paris

Du vendredi 5 au dimanche 7 avril se tiendra à Paris (Porte de Versailles, hall 4) la 29e édition du Salon des nouvelles randonnées « Destinations nature ». Les randonneurs sont nombreux à fréquenter ce salon : 52000 visiteurs sont attendus pour visiter les 400 stands, y collecter des informations sur leur prochaine destination, acheter du matériel, ou simplement échanger des conseils pratiques. L’invité d’honneur est la Suisse et la thématique mise en avant est la randonnée en famille.
Nombreux sont les stands qui peuvent intéresser les pèlerins de Saint-Jacques : matériel et équipement de randonnée, nutrition et pharmacie du sport, cartes, livres et magazines, guides et topoguides, etc. Comme chaque année, le stand « Chemins d’étoiles » y sera consacré aux chemins de pèlerinage : chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle, du Mont-Saint-Michel, de Saint-Martin-de-Tours, du Tro-Breiz, de Saint-Gilles, de Rocamadour, d’Assise, de Rome, etc.

Des membres de l’association Compostelle 2000, du Centre Culturel Européen Saint Martin de Tours et de l’association Les chemins de saint Michel s’y relaieront notamment pour informer les visiteurs du salon qui veulent partir sur ces chemins de pèlerinage. Différents ouvrages (dont les guides des éditions Lepère) y seront également en vente.
Du vendredi 5 avril au dimanche 7 avril – 10 h-19 h (ouverture à 11 h le dimanche)
Porte de Versailles – Paris Expo (hall 4)
Renseignements : www.randonnee-nature.com

 

Lorsque que je me suis engagée sur les Chemins de St Jacques, je ne m’imaginais pas que ce parcours allait embellir ma vie. Cette magnifique aventure, je l’ai vécue avec ma fille, à plusieurs reprises et à chaque fois, nous en sommes revenues enchantées.
En m’élançant sur ces sentiers, je ne mesurais pas l’importance des contacts et échanges qui s’offriraient à moi, confirmant ainsi les échos qui m’avaient été rapportés par d’anciens Jacquets. Quel bonheur d’avoir souvent été accueillies simplement, chaudement, chez l’habitant, dans les gîtes, dans les campings, dans les salles communales, dans les albergues. Quel bonheur de marcher, de se retrouver entre pèlerins de tous horizons, de toutes confessions, de toutes origines, dans cette mixité qui fait la grandeur du Chemin. Quel bonheur d’arriver à Santiago. Sous l’oeil attentionné et la gentillesse de l’hospitalier, du couple d’hébergeur, du responsable du gîte, qui conseillent, réconfortent, prennent en considération tous les maux, restaurent ce peuple affamé, j’ai pris conscience de l’importance de l’accueil. Depuis mon retour de Santiago, j’éprouve le besoin à mon tour de m’investir dans l’accueil des pèlerins et pour cela je souhaiterais louer ou gérer un gite. Des amis qui ont cheminé avec moi sont prêts à m’aider dans cette tâche.
Je fais appel à l’expérience de ceux qui m’ont précédée dans ma démarche. Par quel procédé puis-je accéder à mon rêve ? Puis je espérer vivre (même modestement) de cette activité? Je vous serais très reconnaissante de me faire part de vos conseils et de vos remarques. Je vous remercie par avance des avis et suggestions que vous pourrez me prodiguer.
Chrislaine.
chrislaine.tinois@orange.fr

Réponse de la rédaction à Mme Veron… (relire le Camino n°125 de janvier 2013). Quelques pistes de reflexion que chacun pourra juger à sa mesure.
Tout d’abord vos quelques lignes sur Dieu qui n’agirait pas en Syrie nous ont fait sourire. En effet il nous semble que Dieu n’est pas à une main géante ou surpuissante qui agirait depuis le ciel en vous attrapant par exemple par le col de chemise pour vous faire éviter la voiture qui va vous renverser, car vous auriez traversé « l’avenue de Compostelle », sans regarder à droite et à gauche. Dieu donne l’intelligence et la clairvoyance aux hommes qui la lui demandent. Ceux-ci conservent toute leur liberté d’agir pour le bien ou
le mal. Nous sommes libres de faire ce que nous voulons, le bien, tout comme le mal. Les comptes à rendre seront pour plus tard et j’espère bien le plus tard possible ;-)
Pour le donativo sachez qu’un petit nombre de personnes pratiquant le donativo nous ont fait part de leur agacement à la suite de vos propos (Camino de janvier 2013). Il serait donc coupable d’accueillir le pèlerin ? S’ils acceptent le pèlerin et sa libre participation, vous devez aussi savoir qu’ils le font pour des motivations de Charité et pour rendre ce que le chemin leur a donné comme joies. « Donativo » ne veut pas dire « Gratuito », et souvent ils ne souhaitent plus figurer sur des guides et souhaitent une certaineconfidentialité, afin d’éviter les petits profiteurs en tous genres…
la rédaction de Camino

Faisant suite aux conseils de divers pèlerins qui sont venus passer une nuit à la maison, je communique mes coordonnées pour d’autres pèlerins qui souhaiteraient faire la jolie variante GR 6 (Figeac- Rocamadour).
Gite d’étape – capacité 6/7 personnes.
Labellisation – "rando-etape" effective
Maison natale de Pierre Bonhomme (voir wikipédia)
Chambre de 2 – Chambre de 4 – Chambre de 1
Prix : 20€ la nuitée comprenant les draps et le petit déjeuner. Cuisine à disposition
Lave-linge – Sèche-linge avec participation financière, pas de demi-pension car restaurants aux alentours au prix modique. Accueil à partir de 15 heures
Situation : Sur le GR6, au coeur historique de Gramat
Tel : 06 09 26 07 54 ou 05 81 24 04 11.
lamaisondepierrebonhomme@gmail.com
site : www.gite-etape-gramat.fr Odile Guillouët

VALLEE D’ASPE

Fabrice et Marie-Ange fidèles du chemin ont rallié leur domicile Origny-le-Sec à Santiago via Vézelay en 2006 puis suivi la route du Puy jusqu’à Ostabat en 2008. En 2010, ils ont marché d’Arles à Toulouse et en 2011 ils ont effectué Toulouse-Puente-la-Reina. Pour ce dernier tronçon, voici quelques commentaires. Il est généralement bien balisé (GR et ou marques jacquaires) sauf entre l’Isle-Arné et Montégut au niveau de Roqueraillade.
La vallée d’Aspe, plus beaux paysages de la voie d’Arles, territoire de l’ours, refuges merveilleux de Sarrance au cloître baroque et à Borce à l’hospitalet et que disent les guides ? Les locaux ? Pour ne pas se mouiller : « prenez le car, la route est trop dangereuse ! » Et être seul dans un alpage ou une forêt même avec un portable, ce n’est pas dangereux ? Au moins sur la route, on retrouve les corps.
Naturellement, ce serait mieux sans la RN à camions (et dire qu’il existait une ligne de chemin de fer que les autorités ont préféré fermer au lieu de la moderniser pour sans cesse accroître la capacité de la route et peut-être un jour y implanter une autoroute). Mais même dans les conditions actuelles la RN sait se faire oublier et ce serait encore mieux avec un peu plus de volonté des associations ou guides traçant le chemin. Un petit conseil : essayez de monter vendredi, samedi ou dimanche.
D’Oloron à Sarrance, on n’entend même pas la RN, on la croise juste avant le défilé d’Escot que l’on franchit pour emprunter un chemin muletier rive gauche sous les buis.
De Sarrance à Borce, ça se corse à partir du Trou des Fées après Accous. Pour l’instant, la RN est inévitable parce que « inévitée ». Il y aurait moyen de tracer un sentier (chantier d’insertion par exemple) ou de suivre l’ancienne ligne de chemin de fer sécurisée.
De Borce au col du Somport, la RN est inévitable jusqu’au fort du Portalet où la vallée est étroite mais qui sait en cherchant bien on pourrait trouver une solution, au moins sécuriser le bas-côté. Ensuite une succession de routes et chemins rive gauche en partie balisés (vieux balisage) pourrait amener jusqu’à l’auberge du Peilhou où un magnifique sentier montagnard amène au col à travers le parc national des Pyrénées vraiment réduit à une largeur minimum à cet endroit-là (autre scandale : l’homme occupe le territoire de l’ours et non le contraire ; pour protéger l’ours les limites du parc devraient au moins passer vers Estau où hypocritement on a construit une maison du Parc.
Qui sait peut-être qu’en protégeant l’ours, on protégerait aussi l’homme. A noter que le seul balisage subsistant le long de la route est un balisage jaune des amis de St Jacques espagnols. Vous me direz, on ne risque pas de s’y perdre.
L’euphorie du col passée, une autre difficulté se profile : passer la nuit au col (vous venez de vous taper 1000 m de dénivelé). Côté français : un petit chalet est toujours fermé car le système de réservation est compliqué ; côté espagnol : le refuge Aysa est toujours ouvert mais quelle galère !
Pourtant cette espèce de soucoupe volante hexagonale est idéalement placée, face à un paysage sublime. Le patron sans doute blasé parle comme un tiroir-caisse. Si en certains refuges, on vous oblige la ½ pension ; ici on vous refuse
la demi-pension (réservée aux groupes de randonneurs alpinistes). Tout à la carte, à prendre ou à laisser, vous doublez au moins la facture. Vous voyez les alpinistes devant un bon repas copieux et vous à la carte vous coupez votre bavette fine comme une tranche de jambon en morceaux de 1 mm et vous n’avez pas droit au pain. Un conseil : montez des provisions. Vous pouvez toujours vous consoler en vous envoyant un bidon de Malaga, l’alcool – vrac c’est pas cher mais bon… Vous râlez, contestez ; pour la peine vous dormirez aux oubliettes : 2 lits superposés séparés d’une allée de 80 cm au sous-sol, lieu humide et mal odorant . Et en plus, ils s’étonnent que vous ne preniez ni dessert, ni petit déjeuner. À la remarque que c’est trop cher, la réponse fuse : « vous savez, on voit de tout chez les pèlerins ». Enfin, c’est une expérience et un pèlerin ne se plaint jamais. Et ces 3 jours en vallée d’Aspe sont si beaux. Osez ! Un pèlerin averti est moins « pelable » et un refuge peut évoluer !
Marie-Ange et Fabrice ROBIN, 10510 Origny-le-Sec

ANNONCE COMMERCIALE
Jusqu’à la fin du 11e siècle, ce chemin était LE chemin emprunté par les pèlerins français allant à Saint-Jacques-de-Compostelle mais les aléas politico-économiques firent que le chemin passant par Roncevaux finit par avoir la préférence des cheminants.
Vous en parlez mieux que moi…
Lu dans l’@journal CAMINO n° 111 de novembre 2011 (extrait). « Je prends connaissance comme chaque fois des écrits de ces « pèlerins » qui découvrent ce qui n’aurait jamais dû se produire : mais pourquoi toujours cheminer sur ce GR 65 archi saturé de coquillards qui viennent se goberger dans des « gîtes » qui n’en sont plus ? Amis « vrais » pèlerins, changez de camino ! /…/
Cherchez un peu, ayez de l’idée ! /…/ et vous arrivez à Irun (Espagne) où le gîte municipal en ville, était si accueillant (je laisse en arrière quelques sites merveilleux… Soulac, etc.). De là, vous pouvez partir sur le camino del Norte… ou partir vers l’extraordinaire chemin qui conduit à Burgos par le tunnel de San Adrian, qui fut emprunté par Philippe IV le Bel, et par Charles Quint /…/ »
ULTREIA ! Pierre, « grognard » du camino.
Référence de ce guide : Auteur Gérard du Camino – ISBN : 978-2-9528706-7-2
Prix : 18 € + participation aux frais de port (voir ci-dessous). 80 pages – format 12 / 19 (couverture souple afin de permettre un rangement aisé dans une poche).
Ami pèlerin, vous pouvez aussi commander votre guide par courrier en adressant votre aimable règlement de : 19 € (pour la France), 21 € (pour l’Union Européenne), 22 € (pour le reste du Monde) [participation aux frais de port comprise] par chèque à l’ordre de :
Gérard Rousse – 36 rue Racine – 92120 Montrouge
(Les envois sont traités le jour même !).

Jusqu’à aujourd’hui, la ville de Lille avait oublié son passé jacquaire. Les choses ont maintenant été réparées, et l’association des « Amis des Chemins de Compostelle du Nord » – www.compostelle-nord.com- a remis le 15 décembre, à la Paroisse St Maurice à Lille, le cachet destiné à être apposé sur la credencial des pèlerins. Ce cachet sera délivré à l’intérieur de l’église, dans la petite construction en bois, à gauche en entrant. Les coordonnées de cette église : 19 Bis parvis St Maurice 59800 LILLE, téléphone 00 33 (0)3 20 06 07 21.
Ceci concerne les pèlerins venant de Belgique, des Pays-Bas et de Grande-Bretagne, parcourant la Via Brugensis et désirant passer par Lille pour se diriger vers Arras, Amiens ou St Quentin. Evidemment les pèlerins de Lille et sa région peuvent faire apposer ce cachet pour démarrer leur Camino.
Nous souhaitons à ce cachet beaucoup de succès jusqu’en Galice. Buen camino y ultreia ! Bernard Gagneur

La Commission hospitalité de l’Association Rhône-Alpes des Amis de Saint-Jacques recherche des hospitaliers bénévoles pour le Relais Pèlerin Saint-Jacques du Puy-en-Velay, du 6 avril 2013 au 15 octobre 2013. Le gîte accueille les pèlerins pour la nuitée et le petit-déjeuner ; un espace repas permet aux pèlerins de prendre ensemble un dîner tiré du sac (possibilité pour les pèlerins de réchauffer, mais pas de cuisiner). Les fonctions des hospitaliers sont donc l’accueil, l’écoute, l’échange, l’entretien des locaux, le service du petit-déjeuner. Les équipes d’hospitaliers (composées de 2, 3 ou 4 hospitaliers selon les périodes) se relaient tous les 15 jours (voire tous les 8 jours) ; le service se prend le vendredi matin (arrivée le jeudi après-midi) et se termine le jeudi soir (départ le vendredi fin de matinée) Contacter : Françoise Margelidon, Le Bancet, 42410 Pelussin, tél : 04 74 87 64 69
sarassone@yahoo.fr

L’association "Les Amis des Chemins de Saint-Jacques en Occitanie" dispose de quelques semaines non pourvues en hospitaliers bénévoles pour assurer l’accueil des pèlerins sur la voie d’Arles dans les gîtes de REVEL et BAZIEGE. Ces gîtes, situés en amont de Toulouse, sont gérés par l’association qui y assure une présence d’accueil dans l’esprit hospitalier, de mars à novembre.
La durée de la mission est de 8 jours, et peut être prolongée d’une semaine pour ceux qui viennent de loin. La mission est entièrement bénévole, les hospitaliers hébergés sur place. Le changement d’hospitalier(s) (personne seule ou couple) s’effectue chaque vendredi en début d’après-midi.
Vous pouvez consulter le site : http://compostelle.toulouse.free.fr, rubrique : "hébergement" et faire acte de candidature directement à l’adresse : compostelle.toulouse@free.fr

A propos du Camino Francès

Au fil des dernières années, j’avais atteint St Jean Pied de Port en quatre tronçons, par la voie du Puy et j’avais été particulièrement séduit par l’Esprit du Chemin : malgré la grande diversité des motivations des uns et des autres, en dépit du fait que les vrais pèlerins sont rares, on y respirait souvent un air de fraternité, à tout le moins de connivence bienveillante, d’entraide. De plus, les conditions d’hébergement y sont généralement conformes à notre mode de vie.
La lecture de Camino et des forums spécialisés révèlent au sujet de la partie espagnole bien des réticences de la part de nombre de pèlerins, en particulier pour ce qui est des hébergements. Par exemple, j’ai pu lire ici et là, notamment dans le guide, que certains gites ne comportaient pas de couvertures. Bien qu’informé, et pour limiter le poids de mon sac, je n’emporte pas de duvet et me dis que si un hébergement ne me convient pas, je m’adresserai à son voisin ou j’improviserai.
Réticent donc, je me décide enfin et le 15 septembre dernier je passe – douloureusement – les cols de Roncevaux. Les paysages sont splendides, on entre en Navarre, le charme du Chemin agit encore. À partir du monastère de Roncesvallès, où la propreté est « suisse », l’accueil exceptionnel et encore fraternel, pas de couvertures. On me montre sur un mur des tas de notes de services avec quelque part la mention, en espagnol – que je ne parle pas -, « pas de couvertures ». Cela vous fait une belle jambe quand vous venez de France, de découvrir l’information inscrite quasiment au pied de votre lit. Un hospitalier m’a dépanné à titre personnel.
Le ton était donné et sur les 13 étapes suivantes je n’ai trouvé un lit avec couverture qu’à deux reprises. Et sur la route, aucun magasin – ouvert – où effectuer l’achat du matériel de couchage. Alors si vous ajoutez à ce problème la nécessaire précipitation (c’est un sport local) en vue de trouver l’hébergement suivant, vos enthousiasmes d’avant les Pyrénées fondent rapidement :
Au bout de trois-quatre jours, vous découvrez que le Camino Francès est en fait un chemin essentiellement espagnol, le paysage devient steppique, les églises sont fermées, les monuments à visiter inexistants, les accueils purement commerciaux. Vous vous retrouvez, comme au gite municipal de Logrono, à 38 dans la même pièce avec, en sus du lit, environ 1m2 au sol pour vous ébattre. Promiscuité, bruits (avec quatre grosses fêtes en deux semaines), inconfort (le gite protestant de Villamayor de Monjardin, surchargé et d’une sécurité plus que douteuse, n’a pas de cuisine pour les pèlerins, sa terrasse peut accueillir disons 4 personnes et, à ma connaissance, le village de quelques dizaines d’habitants n’a pas d’épicerie). C’est ainsi qu’après avoir été réveillé très tôt (avec un Alleluia à 6h au monastère de Roncesvallès), fréquemment sans avoir pu prendre un petit déjeuner, vous êtes déjà sur la route bien avant 7 h et votre étape est avalée à 14 h.
Que faire de 14h à 19h30 dans un village sans aucun intérêt culturel ou même spirituel (l’église, souvent aux proportions de cathédrale, est fermée) avec tout au plus un café ? Beaucoup dorment, d’autres, comme moi, lavent leur linge et attendent qu’il sèche.
Alors quand, vers le dixième jour, vous êtes toujours dans la « steppe » le long d’une route à grande circulation et que vous lisez, bombé en noir sur une conduite d’irrigation « Why are you walking ? » vous cherchez une réponse. Ainsi, avec seulement deux visites dignes de ce nom, la cathédrale de San Domingo de la Calzada et celle – inoubliable – de Burgos, le bilan culturel et spirituel est bien modeste.
Quant à l’intérêt du chemin, je ne l’ai pas retrouvé et les dizaines de km de désert, le long d’autoroutes ou de voies à grande circulation, ne m’y ont pas aidé. Alors quand j’ai réalisé que c’était la même chose, les mêmes conditions qui m’attendaient à l’ouest de Burgos jusqu’à l’entrée en Galice, j’ai cherché une gare pour rentrer au plus tôt. C’était celle de Burgos.
J’ai ainsi trouvé une première réponse à la question « Pourquoi marchez-vous ? » : je n’en sais rien pour le moment. Je comprends mieux maintenant l’expression « comme dans une auberge espagnole ». J’ai perdu le sommeil, à force de bruit et d’inconfort.
Et si je repars, car on n’abandonne pas impunément le Chemin, ce sera certainement à vélo et uniquement sur réservations préalables. Tant il est vrai, mais on nous en parle peu, que le pèlerinage de nos anciens ne se faisait à pied et dans d’assez mauvaises conditions que pour les plus pauvres : celui qui avait un cheval était sur le cheval ; celui qui avait une charrette était dans la charrette. Chacun se déplaçait suivant ses ressources, avec les moyens de transport de son temps. Traverser à pied la Vieille Castille au 21e siècle est décidément une idée étrange, que je respecte quand elle s’appuie sur une démarche spirituelle. Mais quand on recherche, comme moi, fraternité, culture, échange, on peine terriblement en Espagne. Les Etoiles m’attendront bien encore un peu.
Alain Quillet quilletaucour@sfr.fr

Du Velay aux Cévennes sur les pas de Robert Louis Stevenson, écrivain voyageur

Ce parcours suit les pas de l’écrivain voyageur Robert Louis Stevenson qui, en septembre 1878, décide de partir du Velay pour rejoindre le pays des rebelles Camisards, dans les Cévennes. Il part à pied, avec pour seule compagne une ânesse nommée Modestine. Stevenson nous a laissé ses impressions dans un carnet intitulé Voyage avec un âne dans les Cévennes.
C’est ce voyage que les éditions Lepère vous invitent à découvrir, avec pour fil conducteur des extraits du carnet de l’écrivain. Vous marcherez loin de la rumeur des grandes villes, sur des sentiers et des chemins de transhumance à travers le Velay et ses reliefs verdoyants, le rude Gévaudan et le Mont Lozère où la vue porte si loin. Vous arriverez enfin dans les Cévennes aux montagnes bleues où se réfugiaient les rebelles Camisards pour combattre les dragons de Louis XIV.
C’est un chemin sans grande difficulté, mis à part quelques dénivelés importants. Comme pour la plupart des randonnées au long cours, il est tout de même important de partir entraîné. Le guide pratique propose 11 étapes, souvent autour de 20 km, mais celles-ci sont adaptables en fonction des hébergements. Si vous voyagez avec un âne, comme Stevenson, il faudra prévoir des étapes plus courtes, car les ânes marchent lentement… Vous goûterez alors pleinement la beauté des paysages et le rythme lent de la marche, tellement bénéfique en ces temps modernes où la vie nous bouscule ! Prenez le temps…

Peut-être, vous aussi, l’avez-vous rencontré, un jour, sur le Chemin de St Jacques de Compostelle. Après St-Palais, sur la route de St Jean-Pied-de-Port, dans le petit village basque de Uhart-Mixe, en face du gîte de l’Escargot, où Antoinette et Arnaud savent si bien recevoir les pèlerins, sa maison familiale semble avoir été placée là, tout près de l’église, pour un accueil spirituel empreint de grande humanité.
Le Père Henri PENINOU, Henri tout simplement, a peut-être célébré une messe spécialement pour vous pèlerins, ou offert gîte et couvert dans la maison de famille ou le petit cabanon, ou hébergé votre cheval ou votre âne dans son jardin, ou partagé un repas avec vous ou présenté des amis, ou répondu à certaines de vos questions ou seulement échangé quelques mots.
Une rencontre possible avec Henri, ajoutait à la richesse de cette partie du Chemin proche d’Ostabat, de la pierre de Gibraltar, ou de la Chapelle de Soyarce.
Si, par sa Foi, son amitié, le respect et le goût des autres, son écoute, ses silences, vous avez reçu de lui, il a reçu aussi de vous. Aucune rencontre n’était insignifiante pour Henri.
Le 25 septembre 2012, notre ami Henri est arrivé au terme de sa route, sans pourtant quitter le Chemin de Compostelle puisqu’il repose désormais, avec ses parents, dans le petit cimetière d’Uhart-Mixe.
Depuis que nos chemins se sont croisés pour la première fois à l’aumônerie militaire de Toulouse, en 1962, des vagues successives telles que rencontres, mariages, baptêmes, deuils, anniversaires, blessures, confidences, forgèrent notre amitié. Une amitié fidèle ainsi qu’envers tous ses amis. Nos Chemins de Compostelle formaient une vague qui nous ramenait régulièrement vers Henri, jusqu’à la vague finale qui, 50 ans plus tard, nous a permis de l’accompagner jusqu’à son dernier souffle.
Le père Henri Péninou fut aumônier militaire durant plusieurs mois pendant la guerre d’Algérie, puis aumônier des étudiants à Pau.
Péninou avec un P comme « Panache », comme « Padre », ainsi l’appelaient les « paras », comme« Prière », il a souhaité celle du Para pour ses obsèques, comme « Paix », celle que nous lui souhaitons, comme « Palette de couleur », l’Art le passionnait, comme « Pluriel », il avait de nombreux amis, comme « Pardon ». P aussi comme « Prouesse », celle de soutenir une thèse à 81 ans, alors que sa maladie l’affaiblissait davantage chaque jour. Le thème : « Guerre d’Algérie – Respect de l’Homme – Théologie d’une expérience pastorale engagée », et la qualité de sa réflexion lui ont valu la mention « très bien ». Le sujet prouve son attachement pour l’Homme et L’Algérie qu’il aimait.
Henri, jalon sur le Chemin de Compostelle, jalon d’amitié entre nous tous qui le pleurons aujourd’hui mais aussi, jalon pour Jésus-Christ et l’Avenir de l’Homme.
Solange et Xavier Guédon
xguedon@wanadoo.fr

Philatélie – Bloc de 4 timbres sur le thème du Chemin de Saint-Jacques de Compostelle (Neuvy-Saint-Sépulcre, Conques, Saint-Gilles, Aulnay et la borne Compostelle). Vente anticipée à Conques : le 22 février, de 14h-16h ou le 23 février de 10h-12h au Bureau de poste « premier jour » à la Mairie.

Amis marcheurs et pèlerins bonjour,


Après Saint Jacques, Saint Martin. Après avoir goûté à la Via de la Plata (St- Jacques) sur environ 500 km en avril 2012, je souhaite repartir trois semaines à partir du 10 avril sur le chemin de Saint Martin.
Depuis Poitiers et l’Abbaye de Ligugé jusqu’à Lyon (arrivée prévue le 7 mai), environ 600 km sur un axe Poitiers-Lyon. Mon parcours traverse la Vienne, l’Indre, un coin du Cher, l’Allier, la Loire et le Rhône. De Poitiers, Ligugé à Le Blanc, je privilégie les chemins vers l’Est grâces à l’IGN 25.000 et à partir du Blanc, je retrouve le chemin "Sur les pas de Saint Martin" jusqu’à Lyon, je compte suivre ce tracé.

Amis marcheurs, si vous habitez sur ce chemin ou si vous y avez des amis, merci de me faire signe. Voici quelques noms de villages que le chemin de St Martin traverse, j’espère y trouver un hébergement… Chauvigny, St Savin, Ingrandes, Le Blanc (36)… ou encore Thenay, Argenton-sur-Creuse, Neuvy-St-Sépulchre, Sarzay, La Châtre, Urciers (36) Prévérange (18), Archignat, Montluçon, Commentry, Vernusse, Taxat-Senat, Saulzet, Cognat-Lyonne, Vichy, Châtel-Montagne (03), Ambierle, Rioges, St Jodard, Feurs, St-Martin-Lestra (42) et finalement Sonzy, Ste-Foy-l’Argentière, Vaugneray et Lyon (69). Un descriptif précis du tracé se trouve sur le site :
http://viasanctimartini-france.blogspot.fr/p/france.html

Vous connaissez ce tracé ? Vous avez des contacts sur cette voie ? Vous avez déjà marché sur cette partie du Chemin de Saint Martin. Vos conseils, suggestions et adresses pour poser ma tête et reposer mes pieds, seront un encouragement, comme une respiration dans cette préparation. Fraternellement dans la paix, Michel Paret.
courriel : erf-fontenay@wanadoo.fr

vous pouvez aussi téléphoner 02 51 69 49 54 un répondeur prendra votre numéro si je ne suis pas là.

Je voudrais réagir aux propos tenus par Bénédicte Bouchard Toumelin et J.L. Luche parus dans Camino de décembre 2012.
Je suis passée par Miramont Sensacq en septembre et n’ai rien à reprocher aux hébergeurs. Bien au contraire. Je marche en portant mon sac de 9 kg et les personnes qui m’ont accueillie, je ne peux que leur tirer mon chapeau.
Que de la gentillesse. Lorsque le moral n’est pas trop là, Jean et son épouse ont été d’une grande gentillesse et je voudrais si possible que vous le diffusiez. J’ai d’ailleurs dès mon retour de mon périple adressé un mail au maire de cette commune afin de remercier ces hébergeurs qui n’ont pas manqué de me répondre.
Par contre je vous avais adressé un mail : suite à mon parcours en 2010 et de passage à Aumont Aubrac l’accueil par un professionnel n’a pas été super. Dommage, vous ne l’avez pas diffusé, car dans ce mail je faisais l’éloge d’autres endroits. Et là l’hébergement était cher vu l’accueil et l’hébergement. Mais cela, c’est mon point de vue. Je marche avec peu de moyens, et, si éventuellement il n’y avait pas d’hébergement à portée de ma bourse, j’ai mon tapis de sol.
Tout cela pour vous dire que les bénévoles sont des bénévoles, et sans eux, les pèlerins seraient bien perdus, et pourraient attendre longtemps avant d’avoir un hébergement à portée de bien des bourses. Je vous garantis qu’ils font des prouesses pour offrir un repas très convenable et avoir une oreille attentive.
Pour ma part je les remercie tous autant qu’ils sont. Merci

Cathy, pèlerine, cathymichel.dhalluin@hotmail.fr

(Suite à l’article de Bénédicte Camino de Déc 2012, en page 4). Que répondre à Bénédicte Bouchard ? « Que le ridicule ne tue plus, heureusement ! »
Rappeler seulement deux principes dont l’un souvent énoncé sur la credenciale et notamment sur celle de la Fédération Française des Amis des Chemins de Saint Jacques de Compostelle : Les pèlerins à pied sont en général prioritaires par rapport à ceux à bicyclette. Ceux effectuant leur Pèlerinage avec l’appui d’une voiture doivent rechercher des hébergements distincts des Refuges de Pèlerins. Le porteur du présent carnet de Pèlerin accepte ces conditions, suit sa signature.
Le second principe souvent rappelé dans les refuges espagnols : Le touriste exige, le pèlerin remercie.
La décision prise par l’hospitalier me paraît donc parfaitement fondée. Bien à vous. Daniel
danieldhoundt@gmail.com

!! Attention guides offerts !! : Pour vous prouver la très grande qualité de leurs guides, les éditions Lepère vous offrent (dans le n° 127 de mars 2013) la nouveauté de 2013… le Chemin du Piémont Pyrénéen

Lepère éditions, 13 Le Bourg, 27270 Grand-Camp, www.lepere-editions.com

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